L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more


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CINE- BOULOT- The Circle, une satire tellement réaliste

The Circle est un des films les plus intéressants de l’été. Sorti depuis le 12 juillet, il passe partout en France. Adapté du roman éponyme de Dave Eggers, il s’avère une satire efficace et caustique d’une triple culture: corporate, sauveur à l’ américaine et réseaux sociaux. De quoi ricaner du début à la fin.

Emma Watson en plein conte initiatique digne d’un Candide 2.0 que Voltaire n’aurait pas dédaigné.

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CINE-Captain Phillips et HighJacking

Voilà deux films qui semblent parler du même sujet: des prises d’otages de bateaux en Somalie. Pourtant ces deux films, l’un américain ( en salles) et l’autre danois ne peuvent être plus différents et excellents dans leur facture. A la fin, même sensation d’état de choc dans la salle, comme si on avait été en otage pendant deux heures.

Capitain Phillips crée un effet miroir en huis-clos insoutenable ( plusieurs climax d’action crescendo) entre quelques pêcheurs crève la faim pirates somaliens ( finalement otages à leur façon de mafias locales) et des marins civils américains terrifiés mais pleins de ressources. S’inspirant de la mésaventura traumatisante du vrai Rich Philipps, le film évite l’écueil du manichéisme pour nous montrer deux civilisations et peuples en contraste total. Tom Hanks mérite l’Oscar dès les premières minutes, il me fait penser à un agent du FSB -il se fond dans le personnage, on oublie immédiatement qu’il est Tom Hanks, la star multi oscarisée. Mais sa performance n’aurait pas été parfaite sans celle excellente des acteurs somaliens. C’est Best Cast Ensemble award qu’il faudrait décerner.

Highjacking (sorti en juillet 2013) relate lui deux huis clos en miroir : celui d’un cuistot danois pris en otage sur un cargo danois et celui de son PDG technocrate étouffant dans l’angoisse de son bureau en verre de Copenhague. Très belle caractérisation de chaque personnage qui joue subtilement sur les différences de classe sociales. Le film , très réaliste également, évite aussi le manichéisme et s avère tout aussi efficace dans la description documentaire du quotidien des deux hommes, le processus de négociation ( vraiment très instructif) . Bref, tout ce qu’on ne nous dit jamais sur les négos liées à ces prises de bateaux. On n’a pas Tom Hanks mais tout aussi bien: la fine fleur de l’équipe de Borgen (deux acteurs vedettes de la série télé multi primée, et surtout son scénariste génial Adam Pryce). La création danoise marque des points ( cf Borgen et Royal Affair). je commence à comprendre pourquoi Pryce arrête Borgen à la saison 3. Il doit préparer pléthore de films….