L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more

PEOPLE- Alexandra de Kent, la perle ( secrète ) de la Firme

5 Commentaires

Il n’y a pas que les Wessex qui triment à fond de cale, les cousins Kent aussi assurent une part non négligeable d’événements au nom de la Reine pour mériter leur statut. Voyons l’une des plus méconnues en France, la princesse Alexandra. Si on voit son frère aîné le duc de Kent à Wimbledon, on l’aperçoit moins dans les gazettes internationales.

Née deux semaines après l’abdication de son oncle Edouard VIII en 1936, Alexandra de Kent, fait partie de ses fameux Senior Royals de l’ombre , jadis dans la lumière, aujourd’hui tombés dans la désuétude et le fond de l’ordre de succession au trône.

D’égale à égale en 2019. L’une a 92 ans, l »autre 82.

Véritable miroir de sa chère cousine, Elisabeth II , la très royale Alexandra est une de ses plus fidèles lieutenantes et confidentes.

Née 6ème dans l’ordre d’accession au trône ( comme Harry actuellement) en 1936, Alexandra de Kent, fait partie de ses Senior Royals retombés dans l’ombre et le fond de l’ordre de succession royal.

Fille du prince de Kent, 4e fils du roi George V et de la Reine Mary, elle a pour mère la princesse Marina de Grèce et Danemark. Elle a pour cousine germaine Elisabeth d’York, future reine, et par sa mère, s’avère aussi cousine germaine de Philip de Grèce, et cousine au second degré de Sophie de Grèce.

Nommée Alexandra en l’honneur de sa grand-mère, la populaire reine Alexandra, née de Danemark, épouse du roi Edouard VII, lui-même fils de la Reine Victoria , la jeune princesse royale est aussi baptisée Christabel, car elle est née un jour de Noël à Belgrave Square, dans le coeur du quartier ultra chic de Belgravia.

L’enfant grandit dans le Buckinghamshire avec sa grand-mère, la stricte Reine Mary de Teck, veuve de George V. Elle a 10 ans de moins que sa chère cousine Lilibeth, qui elle aussi est proche de cette mamie allemande à qui elle ressemble tant. Mary est une reine de l’ancien temps qui semble froide, mais elle est en fait aussi sérieuse et dévouée à la Couronne que curieuse et cultivée, amatrice d’art et plutôt affectueuse . C’est son mari , George V qui était un mari frustre, rustre, inculte, froid, obsédé de chasse au gibier. C’est lui qui traumatisa leurs fils par sa dureté, en les traitant comme de petits soldats prussiens.

Les dégâts sont évidents. Les fils sont tous amochés psychologiquement.

Edward VIII , séducteur, playboy oisif, tombe dans les filets d’une aventurière divorcée américaine , Wallis Simpson, qui lui met le grappin dessus via un plan de séduction calculé ( documenté par les biographes) . Le timide cadet, le duc d’York, futur George VI, est bègue car gaucher contrarié. Il fume comme un pompier, complexé, mal dans sa peau. Par chance il se marie avec une noble Ecossaise pleine de bon sens , la fameuse Elisabeth Bowes-Lyon, future Queen Mum. Le Discours d’un Roi raconte comment le prince surmontera son dramatique problème d’élocution, un défaut critique pour un roi, à l’époque obligé de passer par la radio ( Internet, la télé et les sous- titres n’existent pas) .

Le prince George de Kent, lui , fut surtout connu comme obsédé sexuel insatiable et toxicomane. On dit que nul n’était en « sécurité avec lui même dans un taxi », qu’on soit homme ou femme ! Il collectionne les liaisons tapageuses avec des messieurs et dames de la haute société y compris l’écrivain Noel Coward. Il a une liaison avec une Américaine liée aux Vanderbilt qui l’initie à la drogue dans les années 20. Son frère, le futur Edward VIII l’aide à se faire désintoxiquer.

Il finit par se marier en 1934 avec sa cousine au second degré, la princesse Marina de Grèce et Danemark, 28 ans, fille du 3e fils du roi de Grèce, George Ier. C’est le premier mariage royal retransmis en TSF. La robe somptueuse de satin damassé de soie est d’Edouard Molyneux et fut notamment cousue par des émigrées russes à la demande de la mariée, russe par sa mère. La mariée porte justement la Tiare Russe à Franges, que portèrent plus tard Lilibeth et Anne à leurs mariages.

On peut supposer que l’union fut arrangée, car je vois mal une femme tomber amoureuse d’un cousin bisexuel qui accumule ouvertement des liaisons mondaines tapageuses connues de tous, à moins d’être libertine elle-même. George est alors fait Duc de Kent.

Ceci dit, à Monaco …

En 1938, le duc est appointé gouverneur général d’Australie mais sa prise de poste sera reportée en raison de la guerre. Le prince rejoint alors la RAF.

Marina et George ont trois enfants devenus de braves octogénaires depuis: l’actuel duc de Kent ( 1935) , la princesse Alexandra de Kent (1936) et le prince Michael de Kent ( 1942) . Le prince meurt en 1942 lors d’un accident d’hydravion alors qu’il est en transport militaire vers Terre-Neuve. Son plus jeune fils, Michael de Kent n’a que 7 semaines.

Pendant la guerre, la veuve trentenaire princesse Marina suit une formation d’infirmière de 3 mois et rejoint le corps des infirmières de réserve. Grandissant pendant la guerre à Badminton avec sa grand-mère paternelle Mary, Alexandra est toutefois la première princesse royale à entrer dans un pensionnat ( de luxe bien sûr) à Ascot. Elle étudie à Paris par la suite et dans un hôpital.

Pamela Mountbatten, Alexandra, Margaret et Lilibeth

On la remarque comme demoiselle d’honneur de diverses mariées de prestige,avec ses chères cousines d’York. Elle dira plus tard qu’elle bénéficiera de la générosité de Lilibeth et Margaret qui lui refilent leurs vêtements. En effet, c’est disette chez les Kent après la mort du père. ..

Alexandra sera demoiselle d’honneur de sa chère cousine, la future reine Lilibeth mais aussi de son autre cousine éloignée, Sophie , future reine d’Espagne.

Alexandra a hérité de la beauté greco-russe de sa mère. Elle porte ici la Tiare Ogilvy.

Princesse royale, Alexandra démarre sa carrière dans la Firme, assurant sorties officielles et inaugurations dans le monde entier. On nomme un hôpital en son honneur à Brisbane, lors d’un voyage officiel qu’elle y effectue en 1959. En 1960, elle préside la cérémonie d’indépendance du Nigeria. Elle se rend partout au nom de sa cousine, en Asie, au Moyen Orient, à Gibraltar comme aux Iles Malouines. C’est véritablement une auxiliaire de choix pour la Firme, élégante, efficace, et surtout, humble. Peut-être trop humble, car elle gagnerait à être plus en vue.

En 1963, elle épouse Angus Ogilvy, un gentleman financier écossais. Bien sûr, elle porte la Tiare Russe à Franges. Le couple aura un fils James Ogilvy et une fille, Marina Ogilvy.

La robe est spectaculaire.

Evenement très rock n roll. Un paparazzo surprend par inadvertance le couple en lune de miel à Balmoral en pleine action dans un champ ! Les photos ne furent jamais vendues et le couple se rhabille en vitesse, confus. Le photographe s’avère tout aussi confus que les mariés. On est encore dans les années 60…la presse a encore des égards.

Le couple semble heureux mais il n’échappe aux scandales.

Ogilvy est influençable, faible, et se retrouve nommé directeur d’une société par un financier véreux, qui veut utiliser ses relations royales, ce qui le met dans la panade quand des malversations sont commises. Le scandale financier du procès en 1973 pour malversations est retentissant et les Kent se retrouvent salis. Le Premier Ministre de l’époque critique vivement l’affaire au Parlement. En 76, autre scandale, il est accusé d’avoir enfreint l’embargo contre la Rhodésie. Ogilvy arrête de travailler et sombre dans l’alcool et la dépression.

La Reine lui donne des organisations caritatives à présider comme des assoces contre le Cancer ou l’Arthrite ( pas l’alcool ? ) . Il meurt en 2004, souffrant d’un cancer de la gorge depuis plusieurs années.

Marina, la fille cadette n’est pas en reste côté scandales. Elle n’a rien à envier à Harry.

En 1989, Marina Ogilvy, la fille cadette, fait des siennes dans la presse. Un matin, le couple se lève et découvre dans la presse à scandale que leur fille a vendu son histoire à la presse. Elle y raconte que ses parents l’ont menacée d’avorter car elle était enceinte hors mariage d’un photographe, Paul Mowatt, un type jugé nocif, qu’elle décide d’épouser toutefois, en vitesse…enceinte dans une robe de velours noir.

Marina en 1991 et son mari

La Reine a donné son accord express, puisque la jeune femme est 26e dans l’ordre de succession à l’époque. Dans l’interview, la jeune femme en profite pour glisser perfidement que son père est alcoolique et sa mère une aboyeuse. Charmant.

Grande humiliation dans la famille. Les York , les Galles, les Sussex, les Ogilvy, les Snowdon, on aura tout vu. Chacun son tour.

Marina et son père, Angus, et les enfants. Probablement debut des annees 90.

Marina se marie, accouche d’une petite Zenouska puis d’un fils, Christian. Mais le couple bat de l’aile, se bagarre souvent. Il divorce. On découvre en 2003 que Marina demande des allocations sociales alors qu’elle habite sur le domaine de Windsor et que ses parents ont 40 millions. Son propre parrain n’est autre que le prince Charles.

Zenouska à gauche de Frédérick Windsor, fils de Michael de Kent

Le temps a passé. Zenouska Mowatt est même apparue au balcon de Trooping the Colour il y a quelques années ( l’année avant l’arrivée de Meghan) .

Marina Ogilvy vit toujours à Windsor, et s’est remariée.

Pendant tout ce temps là, Alexandra continue son boulot de princesse modèle. Never explain, never complain.

Comme sa souveraine cousine, elle suit les codes de sa génération, gants blancs et tailleur colour block.

Alexandra perpétue un certain style avec classe, élégance et assurance.

Notons la touche chic, foulard un peu psychédélique et la veste à pois et le chapeau à pois en négatif.

Avec son frère aîné, le duc de Kent actuel

Alexandra est une des rares femmes membre de l‘Ordre prestigieux de la Jarretière.

Les deux cousines germaines s’adorent.10 ans les séparent. On les voit ici en white tie à un concert pour une association de malvoyants.

Leur complicité est évidente. Elle dure depuis des décennies, a traversé la guerre et tous les tourments.

Elisabeth a des copines, mine de rien. Je les imagine parlant de Meghan…

On dit en plaisantant qu’ Alexandra est plus royale que Lilibeth , car sa mère et son père étaient fils de rois. La Reine est elle issue d’une mère de la noblesse écossaise ( on dit que sa mère biologique était en fait la cuisinière normande de ses parents Bowes-Lyon, phénomène courant dans l’aristocratie anglaise).

De brune, la princesse a évolué vers le châtain et le blond avec grâce.

Un côté glamour à la Sophie Wessex ou Diana ci-dessous.

Les bijoux sont somptueux comme ce beau collier de chien de diamants. Alexandra a du style et une grâce que peuvent lui envier ses cousines, Elisabeth, Margaret, Sophie d Espagne, etc. Alexandra sait se styler et rester chic malgré les années.

A 83 ans, la princesse n’a rien perdu de son allant, sans Botox ou fillers. Toujours sa Tiare Ogilvy. Toujours le white tie dans les règles de l’art. Toujours le petit regard vif, alerte, le port de tête raffiné sans ostentation. Pas de racolage.

La princesse assure toujours des événements officiels. Toujours des tenues simples, sans ostentation, des coloris de bon gout.

Pour célébrer les 82 ans de sa fidèle cousine, la Reine a organisé une petite fête à Buckingham en son honneur .

Les deux cousines font leur entrée ensemble, même couleur de vêtements, même bijoux, une reconnaissance d’égale à égale hors protocole exceptionnelle.

A 120 sorties en 2013, Alexandra assurait encore 67 événements en 2017 , contrainte de diminuer ses sorties en raison de problèmes de santé sérieux comme une polymyalgie rhumatismale. Avec le temps, la princesse qui avait démarré sous les spots comme Harry , est graduellement retombée dans les fonds de gazettes, étant éclipsée désormais par les enfants d’Elisabeth et leur descendance.

On la voit ici avec son frère cadet, le prince Michael de Kent.

On reconnait le collier de chien à perles qu’elle adore tant. Jusqu’en 2013, elle touchait 225K livres par an de liste civile. Désormais, elle touche quelque chose de la Dotation du Souverain, des revenus venus du Duché de Lancaster qui appartient à la Reine et dans lesquels elle puise à sa guise pour financer sa famille.

La reconnaissance d’une reine. Alexandra fait son entrée avec la souveraine, quasiment côte à côte.

Bref, la Firme a des membres méconnus , vieillissants, qui assurent mais encore combien de temps. Les enfants d’Alexandra tout comme les autres enfants Kent n’ont pas de titres et aucun rôle officiel.

Si Charles entend les écarter de la famille royale à terme, Elisabeth maintient le lien et le soutien financier , car mine de rien, elle se souvient qu’ils continuent à assurer un nombre non négligeable de sorties en son nom. Ses cousins furent bien utiles dans les années 50-60-70.

.

5 réflexions sur “PEOPLE- Alexandra de Kent, la perle ( secrète ) de la Firme

  1. Pingback: PEOPLE- Felipexit et virus en tous genres | L'effet colibri, the hummingbird effect

  2. Merci d’avoir mis en lumière cette princesse si peu connue. Est-ce que vous savez combien d’engagements font les Windsor à eux tous ? Le chiffre doit être important quand même. Je ne sais pas si Charles pourra réellement réduire la famille royale, surtout avec Harry qui est parti. J’ai peur que ce ne soit trop pour juste lui, Camilla, William, Kate et éventuellement Anne, Timothy, Edward et Sophie.

  3. Cette femme est d’une rare beauté !

  4. Pingback: LIFE-PEOPLE- Y a t-il une English Rose à la Firme ? | L'effet colibri, the hummingbird effect

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s