L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more

PEOPLE- Sibeth Ndiaye, la nouvelle voix du Président

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Sibeth Ndiaye était jadis la femme de l’ombre de la Macronie. Tandis que les boys paradaient en avant et que Bibi faisait le show en LV , elle gérait en coulisses les reporters à coups de harangues. Une garde-chiourme médiatique musclée, sans vergogne qui revendiquait haut et fort de pouvoir mentir pour protéger et faire rempart pour son sacré Jupi.

Une allure qui fait couac

De par ses origines, son parcours différent, de sa personnalité sans pincettes, Sibeth est une femme politique qui sort du moule. Maintenant qu’elle sort des coulisses pour basculer en pleine lumière,  elle nous réinvente  la femme politique française des pieds à la tête.

Attachée de communication au départ, ex militante UNEF, Sibeth n’aurait jamais pensé basculer en pleine lumière, surtout vu la débâcle des boys du Président, tous partis .

Il ne reste qu’elle de la bande de gais lurons technocrates montée à l’assaut de l’Elysée. Balayée par la crise Benalla et autres couacs, la bande avait pourtant accumulé les erreurs de communication à la Présidence. Etrangement, Sibeth en ressort indemne. Alors , Jupi l’a mise en avant, malgré elle, car elle n’y songeait pas spécialement. Elle vivait très bien dans les coulisses  , heureuse avec son mari fusionnel, connu à l UNEF, Patrice Roques, désormais patron d’un Office HLM, avec qui elle débat à coeur ouvert.

Le lisse Griveaux ( avec son petit rictus goguenard qui vous fait penser qu’il prend tout à la rigolade) parti briguer la mairie de Paris, Jupi lui a soudain proposé de prendre le relais, de passer des obscures coulisses des convois de journalistes qu’elle cornaquait à coups de gueulantes peu amènes au podium presse de l’Elysée. Un gros choc pour celle qui ne pensait pas le mériter. Naturalisée française il y a quelques années, elle se voyait préposée à l’ombre des puissants qu’elle suit.

Tout n’avait pas été simple pour elle, première et seule Africaine dans l’équipe.

Elle avait raconté ceci au Parisien Magazine quant à sa première sortie officielle avec son patron , alors Ministre.

A chaque stand où il s’arrêtait un policier me barrait le chemin et me disait : ‘Non, madame, ce n’est accessible qu’à la délégation du ministre’, raconte Sibeth Ndiaye à nos confrères. Au dixième stop, je me suis assise dans un coin et j’ai fondu en larmes. Je ne pouvais pas faire mon travail, gérer les journalistes. Cela a choqué Emmanuel quand il l’a appris. Il a découvert à ce moment-là que j’étais noire. »

« Maintenant, il demande tout le temps : ‘Elle est là, Sibeth ?' »

Jupi s’entoure de peu de femmes, il préfère les hommes ( à moins que ce ne soit Bibi qui se méfie ? ) . A part Bibi et Sibeth, il n’y a pas grand monde autour. Il y avait cependant une gendarme responsable de sa sécurité, balayée par le scandale Benalla ( des écoutes diffusées par Mediapart.)

Sibeth sait se faire une place au soleil, attention. Petite mais costaude. Compétitive, elle a survécu à toutes les crises et aux pires. Elle sait déjouer la concurrence et a évincé tous les autres coéquipiers qu’on lui a attribués.

Laurence Haïm , ex France Télévision, un temps embauchée comme conseillère de comm du candidat, raconta avoir tenté de créer une bonne ambiance en lui offrant des fleurs et en la complimentant. Peine perdue.

« Je ne sais plus si je les ai mises à la poubelle où données aux helpers, mais le cadeau ne me paraissait pas sincère », dira Sibeth à l’Express.

On ne la lui fait pas, et elle dégaine sans sourciller quand il s’agit de parler sans élégance et de faire bobo cool en franglish.

Le Canard Enchainé affirme que le jour de la mort de Simone Veil, elle aurait écrit à des reporters par SMS que  « yes, la meuf is dead », un style argotique peu classe digne d’un rappeur mal dégrossi. L’expression  » utilisée en off » choque pour une chargée de communication de l’Elysée, censée parler au nom de la Présidence. Une erreur que n’aurait pas faite Rama Yade, fille de diplomates. Sibeth nous montre là peut-être une facette de son langage en privé, kitsch popu de cité, sans complexe de classe sociale.  Déjà dans le documentaire sur la campagne présidentielle, on l’entendait dire à son boss que  » les sondages étaient dégueulasses ( = mauvais) « , étonnamment brut , très real TV.

NB- Sibeth nie depuis avoir tenu tel propos.

« Vous informer et expliquer ce que fait le gouvernement pour votre quotidien : c’est mon nouveau job » 

Pourtant, Sibeth vient elle -même de parents très éduqués au Sénégal. Père parlementaire,  mère parmi les premières magistrates de l’histoire du pays.

« C’est aussi au Sénégal, le pays de ma naissance, que j’ai puisé le courage de gravir cette marche en toute humilité » ( lors de sa prise de poste)

Mireille N Diaye, la mère de Sibeth

Un côté pétroleuse lui colle cependant à la peau, car elle n’ a pas son pareil pour parler comme son patron , utilisant termes brutaux et haranguant sans ménagement les reporters accrédités à le suivre, réduits à suivre de loin dans un convoi tenu à distance, salle de presse isolée, aucun accès au Président. Ce dernier utilise ses propres cameramen Live Facebook.

Complément d Enquête avait d’ailleurs consacré un reportage au sujet, incluant les retouches photos de Bibi, et autres contrôles de l’image présidentielle narcissique.

En conférence de presse du gouvernement, Sibeth parle de façon girly, décomplexée, un rien désinvolte avec une élocution qui se veut cool,  avec cet accent bobo qui la sort du côté énarque coincé. Cela fait djeuns.

Côté image visuelle et présentation, elle entend réinventer le style, en essayant de paraître spontanée. A ce niveau, en fait, rien n’est improvisé et ce savant mélange de look flower girl power faussement improvisé la dessert régulièrement.

On n’attend pas forcément une chic Rama Yade en tailleur pantalon noir permanent ( elle portait du H&M régulièrement, ce n’était pas Hugo Boss) , mais pas forcément une ado sortant de son transat de plage en robette et gilet. Le gilet est d’ailleurs  une passion vestimentaire de la porteparole de Jupi, il semble souvent trop petit et parait la boudiner, alors qu’un veston aurait donné plus de structure à ses bras.

Sibeth renouvelle  l’image de la femme politique habituelle. Elle ne part pas non plus avec le capital plastique d’une Naomi Campbell, d’une Beyoncé ou d’une Rama Yade.

Petite, elle peut vite passer inaperçue, perdue dans cette forêt de mecs en costards.

Elle a cependant une bonne corpulence, ce qui lui évite de se retrouver écrasée par la meute virile.

Le jaune semble une couleur que Sibeth adore

Le choix de couleurs vives est une très bonne idée a priori pour ressortir de ce fond de costumes cravates gris à noirâtres. En plus, il rehausse son teint et apporte une fraîcheur bienvenue dans un monde très office wear noir.

Le risque pour elle, c’est que les couleurs obéissent à des codes inconscients fruits de nos conditionnements. On appelle cela les codes couleurs. Ils varient selon les cultures mais il y a des tendances de fond en Occident.

Toutes les études RH  montrent que les recruteurs et décisionnaires préfèrent les couleurs dites de pouvoir et d’autorité, que notamment les teintes sombres font ressortir le candidat plus fiable, plus sérieux, plus digne d’une posture de pouvoir. D’ailleurs les uniformes sont souvent sombres. Une exception pour le rouge et le blanc, également symboles de force et de puissance. Il suffit de regarder les uniformes militaires pour voir quelles couleurs n’y sont jamais.

Si vous allez en entretiens, optez pour le marine plutôt que le jaune, l’orange ou le vert jardin. Le jaune est une belle couleur solaire,  mais sauf si vous briguez un job dans la pub, vous passerez auprès du jury comme peu fiable même si créatif. Idem pour le vert ( au sens de vert pétant, le vert sapin passe) . Chaque secteur professionnel ayant en plus ses codes ( le noir dans le droit ou la finance, est un classique par exemple) .

Parly au début. Elle a depuis abandonné toute couleur girly baby cute. Et modifié sa voix pour être plus ferme.

Les politiques optent pour le noir, le gris, le marine , le marron,  le blanc, le rouge,  parce que ce sont des couleurs associées inconsciemment au pouvoir, à l’autorité. Sibeth, elle , fait l’inverse. Elle joue des imprimés et des couleurs considérées « fantaisie ». Un rien d’hédonisme estival l’effleure quand elle parait en gilet jaune foncé et robe à rayures turquoise. Une gilet jaune pas comme les autres parait pour défendre la déception terrible de GE à Belfort, là où d’autres auraient choisi une tenue de deuil très sérieuse, eu égards aux 1000 postes supprimés par le géant américain qui a racheté Alsthom , vendu avec l’accord ( ou la complicité) de Jupi quand il était à l Economie. Seul Montebourg avait à l’époque poussé une gueulante, en vain.

Yes, on a perdu 1000 jobs chez GE mais Jupi ne savait pas. On dirait que Sibeth sort de son transat de plage . On cherche le verre de jus d’orange.

 

Sibeth, aussi aguerrie soit-elle en comm, ne semble pas avoir connaissance de ces basiques de la communication et du marketing. Elle n’est pas la seule puisque Florence Parly se baladait souvent en rose pâle ou bleu pastel à ses débuts au Minarm. Depuis quelques temps, vous ne la voyez plus qu’en blanc, rouge, marine ou noir. Elle a fini par comprendre que pour parler à des généraux, il valait mieux éviter de se balader en veste rose pétale. Michèle Alliot Marie avait tout compris, optant pour le tailleur pantalon marine d’emblée. Eh oui, il faut savoir s’adapter à son public en posture et allure , parler le langage de son auditoire.

Une combinaison de couleurs et de motifs seyante, mais le visage manque d’une touche de rouge

Sibeth alterne look office wear et looks girlys, pas toujours flatteurs. Les petits imprimés lui seyent assurément, car les gros  imprimés grossissants sont une erreur énorme pour elle. Une massification qui la transforme en armoire à glace. Le manteau lui fait une allure massive, alors qu’elle est déjà bien pourvue. Heureusement qu’elle n’a pas engoncé le tout en encolure ras-du-cou.

Une pose un peu porte-flingues

Sibeth sait au moins qu avec sa forte poitrine, il vaut mieux éviter le ras du cou et le corsage étriqué.

Côté coiffure, on dirait que pour se rassurer, elle a besoin d’une masse capillaire volumineuse ( certes la tendance Jackson Five fait fureur actuellement) . Kate fit la même chose avec son brushing Dallas. Son visage est noyé en prime de disparaitre sous de grandes lunettes rondes également ( censées adoucir son image) . Eu égard à sa silhouette trapue , sa morphologie ronde, une masse capillaire opaque ronde autour de sa tête ronde ‘ sans cou »  font autant de désastre que Bibi et ses  carrés ( tête, visage, buste, minijupe). Bibi et Sibeth ont de petits cous en prime.

Cette coiffure peut ressortir joliment sur la femme de V Cassel, la mannequin filiforme brésilienne au long cou fin, mais ici, c’est très tassant pour elle.

On n’attend pas Meghan Markle ni même Rama Yade,  mais quand même.

Le cardigan semble trop petit, les cheveux en masse moins ronde et opaques sont moins massifs

Côté maquillage, dommage que Sibeth ne mette pas un chouhia de gloss de couleur, car c’est souvent très terne alors que le rouge et le rose lui seyent bien.

On dirait une lycéenne de 14 ans

Les tenues colorées, des montures de lunettes colorées peuvent « maquiller » une personne parfois, mais dans son cas, elle ressort terne, car on ne voit que son vêtement. ON voit ici que le choix d’une couleur neutre est plus pratique pour passer sur divers plateaux télés, car ils ont des fonds de couleur très variables. Sibeth vient encore de se faire piéger. Erreur de débutant des médias.

Sibeth montre ici qu’elle peut porter du noir en total look, en optant néanmoins pour des textures brillantes et mat en alternance par exemple.  Inutile de verser dans le berlingot.

Quand Sibeth apporte plus de structure à son allure par un tissu plus rigide, c’est tout de suite plus adulte et moins casual.

La robe dessus des genoux n’est pas une bonne idée. La pose est malheureuse.

Ensuite, il est toujours difficile de trouver la tenue parfaite quand on n’a pas un physique de mannequin.

Peut être que ce qui lui sied le mieux , c’est un look sport avec un blouson, un pantalon et des derbies. Cela correspondrait à son style enlevé, speed,. Un look girly multicolore n’est pas forcément nécessaire pour paraitre crédible. Au contraire la sobriété la servirait mieux. D’ailleurs, il lui arrive de rentrer dans la rang et de porter des choses plus conformes à son poste ( pardon, son job, c’est ainsi qu’elle l’appelle) .

A ses débuts présidentiels, elle arborait une robe évasée en dessous des genoux, des derbies plats et un blouson de cuir, des rastas attachées, une tenue dynamique aux tons sobres mais pas tristes. Une de ses meilleures tenues.

La longue robe claire trench croisé ci -dessous manches courtes  lui sied très bien, enveloppant sans alourdir sa silhouette voluptueuse. Le chignon dégage le cou en prime et fait adulte.

Il peut dormir tranquille avec cette bodyguard mediatique à son chevet

L’habit ne fait pas le moine, Sibeth reste une tueuse coriace qui a survécu à toutes les tempêtes de la macronie . Elle a su évincer ses coéquipiers pour surnager en pole position, collant à la ligne de course.  Ses tenues girly et sa nouvelle façon de parler cool ne l’adoucissent que fugacement. Reste une guerrière bulldozer vouée au service de son Président. A voir jusqu’à quand, car la lumière grille toujours plus vite que l’ombre même si elle fait briller au début…

En plus, Sibeth dit ce qu’elle fait, à savoir annoncer qu’elle mentirait pour protéger le Président. Aucun politique aguerri  ne l’aurait jamais dit ainsi. Trop dangereux. Elle,  si.  Naïveté ou impudence arrogante , l’avenir le dira.

 

 

 

 

 

 

 

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6 réflexions sur “PEOPLE- Sibeth Ndiaye, la nouvelle voix du Président

  1. Je ne peux pas la voir. Sa façon de parler, sa dégaine…
    Et dire «  je mentirai et je l’assume «  non mais, quel mépris.

  2. Je l’assume, grrr

  3. Je ne la supporte pas non plus….elle est d’un commun….

  4. Pingback: HUMOUR-PEOPLE- Rugy, fin de la vie de gala | L'effet colibri, the hummingbird effect

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