L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more

CINE- Mon inconnue: et s’il fallait tout recommencer ?

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C’est la comédie du printemps. Perdu parmi tous les films d’animation et de super héros, Mon inconnue détonne, et connaît un vif succès bien mérité. Fraîcheur et humour au programme,

Voilà une comédie drôle, légère et en même temps intéressante que nous propose Hugo Gélin, le nouveau réalisateur qui monte. François Civil et Josphénie Japy semblent un couple idéal mais leurs carrières divergentes finissent par atteindre leur relation.  C’est là qu’un étrange twist se produit.

Nombre de films américains « paraboles » procèdent du même procédé. Dans le superbe Un Jour Sans Fin , un présentateur météo imbuvable ( Bill Murray)  revit chaque jour la même journée. Dans Family Man, un homme d’affaires solitaire et égoïste ( Nicolas Cage) se retrouve père de famille, marié à sa fiancée d’antan ( Téa Léoni). Dans d’autres films, le héros se retrouve petit, gros, enfant, pauvre, riche, etc .

Ici, écrivain à succès imbu de lui même , François Civil se réveille soudain dans un autre monde où il n’est plus célèbre. Son entourage est là mais il n’a pas le même boulot, d’ailleurs lui aussi a changé de boulot et sa femme n’est plus la même, pire, elle ne le connait plus et n’est même pas sa femme. Dans ce marasme, le héros peut heureusement compter sur son meilleur pote.

Cette fois, c’est un film français qui s’y colle, et justement cela tombe bien le traitement de l’histoire et sa chute finale ne sont pas à l’américaine. On s’attend à une fin convenue, on se demande comment tout cela va finir, mais non, on a quand même une surprise à la fin.

Lavernhe vole la vedette à Civil

Le casting est de qualité, mais le plus éclatant est assurément Benjamin Lavernhe en virtuose, qui nous gratifie d’un de ces seconds rôles comiques qu’on voit souvent dans les vraies comédies-cultes ( Mariages, Bridget Jones, Miss Detective, 28 jours en sursis)  . Il est tellement virtuose qu’il vole la vedette à François Civil grâce à des dialogues remarquablement interprétés.

Le moment où le héros se réveille dans sa nouvelle vie est propice à des gags et saynètes fort cocasses et on rit de bon coeur. L’humour de mec trentenaire est  comique en contexte.

Parmi les révélations du film, il faut aussi saluer la vivacité et la justesse de Joséphine Japy, qui rappelle Sandrine Quétier et Virginie Efira, mais en plus jeune .

 

Je pense que l’histoire a dû être fort passionnante à jouer pour les acteurs, qui chacun ont finalement deux rôles à interpréter, puisqu’ils changent de rôle social, de vie, de logement, de carrière, mais pas de caractère.

Bref , un film à voir  et qui détend bien. La partie musicale ( Japy y est pianiste) est fort agréable, et très bien mise en scène. Elle trouve tout son sens grâce à la bonne réalisation et au scénarisme malin du film. Un film qui mine de rien a quelque chose de féministe sans être revendicatif , bousculant les clichés du couple homme-femme.

 

 

 

 

 

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