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CINE- Greenbook, un dandy et un bourre-pif au delà du racisme ordinaire

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Un agenda serré et des problèmes de dos m’empêchent de bloguer comme prévu. Que de posts à partager.

Le Printemps du cinéma bat son plein et le dernier jour tombe ce mardi. Outre Grâce à Dieu, Greenbook et Celle que vous croyez me paraissent des options vraiment intéressantes. A 4 euros, ça vaut vraiment le coup.

Greenbook va vous séduire par ce duo yin et yang entre un bourre-pif Italien du Bronx mal dégrossi et un dandy star de la musique classique, afro américaine. Acteurs hors pair et scénario bien bâti, un beau film oscarisé à juste titre en dépit de la polémique locale.

Greenbook, c’est l’histoire d’un étrange duo qui arpente le Sud des USA en pleine période Kennedy. Les droits civiques des Afro Américains ne sont pas encore reconnus et les Noirs sont soumis à l’apartheid. On aura beau parler de ségrégation, je pense qu’apartheid est plus clair.

Un videur de boîte italien pas trop subtil, pas cultivé, et même raciste, mais aux abois,  se retrouve au service bien payé d’un docteur en musique, véritable star de la musique classique.  Le Dr Shirley fut considéré en son temps comme un virtuose, un des meilleurs pianistes, mais sa couleur de peau jamaïcaine , l’empêche de devenir la superstar qu’il aurait pu être.

Greenbook est un road movie réussi, ironique et subtilement dénonciateur, entre le dandy jamaïcain noir  ultra bien éduqué voire snobinard,  et le Rital blanc  en marcel , qui bouffe du burger et commet de menus larcins sans problèmes.

L’un est mal dégrossi, l’autre est littéraire. l’un chaparde, l’autre est scrupuleusement honnête. Le film nous montre l’évolution de leur amitié en se basant sur des anecdotes vérifiques venues du propre fils du chauffeur italien, qui est le scénariste du film. Les deux hommes sillonnèrent les US pendant 1 an et demi et non pas deux mois comme le suggère le film. Ensemble, ils affrontent la ségrégation et se découvrent au delà des préjugés et des clichés ( homme « noir » et musique « blanche », ce genre d’amalgame) .

Le film offre de superbes moments musicaux et des décors somptueux avec une excellente reconstitution.

Le Greenbook nous rappelle cet annuaire historique des lieux autorisés aux Noirs dans les Etats du Sud qui pratiquent cet apartheid douteux. Ce qui n’empêche pas le racisme de s’appliquer aussi aux Italiens ou aux Yankees des Etats du Nord.

Viggo Mortensen est méconnaissable en De Niro baraqué crado. Cela ne donne pas une super image de l’Italien, macho, crado, brutal, bedonnant, raciste. Ce bel acteur polymorphe globe- trotteur ne cesse d’impressionner. Il parle en plus toutes les langues, de l’arabe au français . Hélas, pas d’Oscar pour Viggo de nouveau, bien que sa prestation soit remarquable. Il est tombé sur un sacré Freddy Mercury en face…

En face, Mahershala Ali est épatant, pincé juste ce qu’il faut. Les rôles de musiciens portent chance aux acteurs, ce fut le cas aussi pour lui, puisqu’il rejoint le club des oscarisés pour des rôles musicaux.

 

Le film a causé une polémique lors de son oscarisation. Spike Lee aurait quitté la salle, furieux. Certains se sont agacés qu’on encense un film où un Blanc se la joue ‘ sauveur » de Noir. Je trouve cette polémique exagérée puisqu’il s’agit d’une vraie histoire et que oui, le chauffeur italien avait été recruté pour protéger son patron des racistes et imbéciles en tous genres.  Qui peut lutter contre la réalité.

Le Dr enseigne à son chauffeur l’art épistolaire

L’amitié des deux hommes dura jusqu’à leur disparition dans les années 2010, preuve que ce n’est pas du chiqué. Les deux avaient autorisé le fils de l’un d’eux à écrire leur histoire.

Viggo perdit contre Rami Malek, mais son comparse gagna dans la catégorie inférieure

La famille du Dr Shirley ( son frère ou ses neveux, je suppose car le Dr Shirley n’eut pas d’enfants )  s’excite et affirme que le film est mensonger mais le fact checking semble donner raison au scénariste. Le film collerait plus à la réalité qu’un film orienté comme Vice par exemple.

 

 

 

 

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