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PEOPLE- Karl Lagerfeld, itinéraire d’un contrôlant farouche

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Karl Lagefeld nous laisse quelques traces biographiques et des secrets bien gardés. Comme Amanda Lear, il a choisi d’entretenir le secret pour façonner sa légende, préserver son mystère de star. Kaiser Karl vient de nous quitter à 85 ans et ses funérailles viennent d’avoir lieu au Mont Valérien, en présence de quelques amis proches. Ses égéries nombreuses se sont réservées pour l’ultime défilé Chanel qui a eu lieu le 5 mars . Le Kaiser de la mode avait su se créer une réputation polymorphe de designer dandy gothique, élégant mais cassant, génial mais glacial, sec mais fleur bleue.

Farouche, secret, exclusif, froid, discret, il garde son mystère aussi entier que possible. L’inverse eut été obscène.

  • Ses passions et ses manies
  • Ses égéries
  • Sa famille secrète

On sait qu’il est né en 1933 à Hambourg, Karl Otto Lagerfeldt, d’un papa industriel danois qui parlait douze langues et d’une maman, allemande, omniprésente, ultra cultivée, qui adorait lire dans son sofa, flemmarde. C’est sa maman qui l’a élevé. Comme il le dit dans le documentaire, Karl Lagerfeld, Un roi seul, son papa est « gentil » mais absent, il ne prête guère attention à son fiston. Cela s’appelle en psychologie l’absence émotionnelle. C’est une blessure qui fait des dégâts énormes bien plus pernicieux qu’il n’y parait. Il y a ceux qui recherchent la fusion et le grand amour désespérément, il y a ceux qui s’enferment dans une tour d’ivoire imprenable. Karl fera les deux.

Bientôt, il cachera son regard myope de  » chien trop gentil » derrière d’imprenables lunettes noires.

La maman de Karl , Elisabeth, a le champ libre et fait de son petit homme un gentleman éduqué strictement, dans un style aristo allemand paramilitaire. Le petit grandit à l’abri des bombes et de la guerre, dessinant comme un fou. Plus tard, Karl part à Paris où il étudie au lycée Montaigne. Son français est bon mais son accent reste.

Karl se lance dans la bohême parisienne des années 50-60 et un certain concours organisé par le Syndicat de la Laine le révèle. Il tape dans l’oeil de Pierre Balmain, président du jury du concours, qui l’embauche comme assistant. Karl remporte le concours du meilleur manteau, tandis qu’ Yves Saint Laurent l’emporte dans la catégorie prestigieuse de la meilleure robe. YSL partira chez Dior. Les deux stylistes sont à bonne école. La différence est que YSL sait coudre ( il est un des derniers avec Ungaro) , pas Karl est dessinateur.

Karl a l’air dépité face au maître St Laurent

S’il y a un rival que Lagerfeld n’aime pas trop évoquer , c’est bien YSL. Il était gentil et  » wild », mais Karl n’aime pas trop évoquer celui qui a eu sa propre griffe, a laissé sa légende de génie novateur dans l’histoire de la mode. Karl préfère rappeler que YSL est mort depuis belle lurette alors que lui…….il a su se préserver, refusant les excès de sexe et de drogues.

Le narcissisme a du bon ( Karl Lagerfeld)

Les deux créateurs s’entendent bien , mais se brouilleront en 1975 lors de l’affaire Jacques de Bascher, un noceur toxico qui fut l’amant des deux stylistes en même temps, puis revenant vers Lagerfeld. L’histoire est évoquée dans le film non autorisé sur Saint Laurent de Jalil Lespert avec Gaspard Ulliel. De Bascher mourra des suites du Sida en 1989, laissant Lagerfeld éploré et « veuf ».

Lagerfeld traverse les années 70 et 80 sans encombres, échappant à la drogue, au SIDA. Un miracle. Il admire ceux qui arrivent à se détruire, parce que lui…il a trop peur, il veut trop contrôler pour se risquer à telle folie. On le voit néanmoins embrasser une femme goulûment devant une caméra d’Andy Warhol, un  » pousse au crime » de première. Lagerfeld affirme qu’il n’y a pas eu de sexe avec Jacques de Bascher, son grand amour.

Lagerfeld aime à contrôler et à dompter son corps même s’il a eu des périodes « rondes ». Il fait de la muscu avec les gigolos chics de Paris dans sa jeunesse, plus tard il s’adonne à ‘l’anorexie et s’en vante. Le contrôle, c’est toute sa vie.

Le génie créatif le transcende et il bosse comme un fou, dans son bureau plein de livres savamment empilés pour plein de marques en même temps, notamment Fendi, Chloé et sa marque Lagerfeld. Il pond des collections par rafales. Mode femme, accessoires, bijoux, campagnes de photos, il fait tout ou presque. On l’a moins vu en mode homme.

A la mort de Coco Chanel, on vient le chercher pour réveiller celle qu’il surnomme poliment la  » belle au bois dormant ». Coco était devenue ringarde et anti mini jupes. Lagerfeld relance l’esprit Chanel et lui apporte sa touche de modernité années 80, avec son sens naturel du marketing créatif. Il comprend l’ADN d’une marque, il sait segmenter et positionner. Un Allemand relance donc l’élégance française. Chanel revient au -devant de la scène , rivalisant désormais avec Dior. Balmain, Givenchy, Lacroix, Carven, Nina Ricci, Cardin, Courrèges, toutes ont périclité, mais Chanel reste au top grâce au Kaiser Karl.

Karl était aussi un grand photographe, il démarre par hasard lors d’une campagne Chanel.

Karl devient le Kaiser de la mode, un empereur cassant qui a un avis sur tout et rien. On lui demande ce qu’il pense d’Adèle, il trouve qu’elle chante super mais qu’elle est trop grosse. Pippa , mieux vaut regarder son derrière que son visage. Il trouve par contre les gambettes en crevette de Bibi les plus belles de Paris. Et la Reine Elisabeth est la femme la plus stylée du monde. Il fustige les tarfuffes mais en devient un. Elégant oui, mais le marketing, toujours. Rue Cambon , il est le pharaon des lieux. Imaginez que les petites mains sont prévenues quand il quitte son hôtel particulier où il vit seul avec son butler et un chef privé ( il ne doit pas trop se fouler, vu le peu que Carl mange) .

En vérité, il carbure au Coca Light. Il s’avale de grands verres tout en donnant des ordres à sa ruche de petites mains qui s’affairent sur un mannequin cabine d’1m80 et 45 kg. Il sait bien dessiner et a appris comment dessiner pour la mode, comment exprimer un tissu dans un croquis, grâce à ses années auprès de couturiers de Jean Patou ou Balmain.

Notons qu’ il est décédé d’un cancer du pancréas, causé par les excès( alcool essentiellement , mais pourquoi pas soda, additifs et édulcorants) . Ce cancer reste hélas incurable comme celui des poumons.

Lagerfeld ne mangeait pas beaucoup et buvait beaucoup. Des sources qui connaissent très bien la maison Chanel en interne m’affirment que Karl et Inès étaient alcoolos.

Quand Karl relance Chanel, il lance aussi une égérie unique au monde, la fameuse Inès de la Fressange, aristo, littéraire, chic, parisienne. Ils se brouillent pendant des années car Inès s’émancipe: elle accepte d’être Marianne et raconte dans Paris Match son mariage de pacotille dans sa salle de bain avec Luigi d’Urso. Karl, non consulté est furieux, trouve ceci vulgaire, la bannit. Inés crée sa marque, écrit des livres, devient égérie des souliers Roger Vivier. Finalement, Karl se fait une raison. Il a été ridicule.

La minceur du bassin d’Ines intrigue. Se nourrit-elle ? Dans la maison, on la dit alcoolo.

Entre temps, Luigi d’Urso disparait tragiquement. Une source bien informée m’avait confié qu’il avait vécu séparé d’elle pendant deux ans, dans un petit appartement car devenu alcoolique. La source avait une amie aristocrate qui vivait dans le même immeuble que Luigi, et le croisait régulièrement , seul, très amoché….

Karl et Ines se réconcilieront donc des années après leur brouille, alors qu’Inès est veuve. Inès ne rate plus un défilé. Elle confie, émue que Karl lui a pris la main pour la première fois, lors du défilé d’automne-hiver de fin 2018. Mauvais présage. Karl n’apparaitra pas au final du défilé, inquiétant tout le monde.

Gianni Versace est à gauche. Karl n’appréciait que peu de confrères, Versace , Ferré, YSL, Givenchy, quelques uns.

Plus que les autres designers, Karl a créé des vedettes par ses égéries, notamment Claudia Schiffer, étudiante qu’il a repérée à 19 ans dans une boite de nuit, ou encore Baptiste Giabiconi, jeune ouvrier aéronautique provençal. Plus récemment, Karl a aussi propulsé Lily Rose Depp .

Il a ses marottes.

Karl adorait Christy Turlington, la plus travailleuse et professionnelle, pour lui ( à son bras gauche)

Karl est trop occupé à dessiner pour avoir une vie de famille. Sa famille, ce sont ses livres et ses égéries. Il y a les dames mais aussi les messieurs. Le top model Brad Kroenig, fut un de ses grands inspirateurs.

Pas ingrat, Brad demandera à Karl d’être le parrain de son fils Hudson. Bernard Montiel affirme que Hudson est sur le testament de Karl.

Karl et son filleul

Malgré ses airs de perfide langue de vipère, Karl est aussi une fleur bleue éternelle. Sous ses lunettes de soleil, il dit cacher un regard de chien battu trop gentil…et que ce n’est pas forcément « une bonne chose à montrer » ( dans le monde de la mode, je suppose).

Le dernier amour de Karl sera Choupette, la chattonne que Baptiste lui confie pour les vacances d’été. Karl la kidnappe et en fait une star qui a sa propre fortune de 3 millions. Livres, page FB, la chatte a tout. Karl s’autorise à se montrer câlin. On le découvre gâteux de sa chatte, comme un gamin.

Elle a assisté aux funérailles de son maître dans un sac Louis Vuitton et on suppose que le maître a pris toutes les dispositions pour son futur. La dernière rumeur serait que Choupette irait avec la fidèle gouvernante de Karl.

A part Brad et Choupette, on peut considérer Baptiste Giabiconi comme un autre coup de coeur du designer. Karl lui donne sa chance et le sort de son usine aéronautique marseillaise.

Les rumeurs vont bon train. Ici, Karl déambule à St Trop avec Baptiste et des amis. Baptiste porte une tenue bien étrange en mini short moulant en denim et jambes bronzées épilées. Karl , lui a adopté son look du moment, tout en blanc.

Karl se prend alors pour un ange, c’est l »époque où il veut expliquer aux gens comment être mince, comme lui, qui a perdu ses rondeurs des années 80-90.

Karl a aussi une autre famille, celle des Casiraghi. Caroline a jeté son dévolu sur Chanel après que Marc Bohan a quitté Dior pour Hartnell ( la maison de couture londonienne utilisée par la Reine) . Bohan a été un designer fétiche de Grace et Caroline mais à l’arrivée de Galliano, Caroline préfère se tourner vers Chanel.

Karl immortalise à la Leibovitz les Casiraghi.

Karl sera là pour soutenir Caroline, elle aussi, perdant son grand amour, fauché dans la fleur de l’âge. Il aide Caroline à organiser des soirées somptueuses du Bal de la Rose à Monaco.

Karl auprès de Charlène, méconnaissable et encore ravissante de naturel

Charlotte Casiraghi est aussi une grande amie de Karl. Elle passe un été à l’aider à ranger sa bibliothèque dans la villa somptueuse que les Grimaldi ont prêtée à Karl. Karl l’admire, affirme qu’elle est bien au-dessus de la moyenne intellectuellement dans le Gotha. J’en doute personnellement. Il y a nombre de personnes très instruites dans le Gotha. Juste que Karl ne les connaît pas. En revanche, il est fort possible que Charlotte soit plus cultivée que Charlène. …

La villa a été récupérée et est devenue un musée

Karl semble entouré d’une smala de stars , de top models. Mais ce serait ignorer les faces cachées de sa famille, de ses familles. Il est seul parce qu’il aime sa tour d’ivoire.

Tout d’abord, il y a cette soeur Christiane, qu’il n’a pas vue depuis 40 ans. Christiane Lagerfeldt a épousé un vétéran américain devenu inspecteur des impôts, et s’en est allée vivre aux USA. Elle est maman et même grand-mère.

En 2015, Christiane avait 83 ans et Karl 81 ans.

Karl lui écrit fidèlement à chaque fin d’année, lui envoyant une carte à sa gloire avec sa fille, Choupette.

Dans la famille Lagerfeld, on est déstructuré et on ne communique pas. Karl dira avoir raté les obsèques de son père, mort à 90 ans. Sa mère lui dit finalement qu’elle n’a pas jugé bon de le déranger  » vu qu’il déteste les funérailles ». Vraiment castratrice cette mère. Karl en parlera comme d’une anecdote mondaine quelconque. Montrer sa peine serait indécent.

Christiane comprend totalement que son frère n’ait pas le temps de la voir, vu qu’il a tant de travail. Pas le temps de faire un détour par la petite ville où demeure sa frangine. Karl se plaint même que ses neveux ne lui aient jamais écrit. On est à peine étonné.

Karl a en fait une autre famille. Sa Choupette est une chose mais son chouchou n’est autre que son homme de main, son bodyguard, Sébastien Jondeau.

Sébastien tombe sur Karl alors qu’il est encore ado et bosse chez son père, comme déménageur. Il lui donne 500F de pourboire, étonné de voir un ado travailler avec des quinquas. Sébastien roule sa bosse, effectue divers boulots, mais revient au service de Karl à la trentaine. Depuis, c’était son homme de confiance, omniprésent, chevalier servant, garde du corps.

Jondeau et Kroenig entourent Lagerfeld

Sébastien a une compagne, Lucy. On les voit ici avec Brad Kroenig et sa famille.

« Je les considère comme ma famille. Je n’ai pas de famille du tout, donc c’est bon d’avoir comme des fils, mais sans les problèmes que les véritables fils peuvent engendrer » ( Karl L)

La famille de Karl au complet

Les rumeurs avancent que Jondeau sera l’héritier principal de Karl. Jondeau s’avère déjà son héritier mode , puisqu’il a créé un site internet et sa collection capsule « Karl » de vêtements.

Sebastien soutient Karl, qui se soigne discrètement, cachant son cancer.

Il lâche prise à la fin, dévoilant des dents décaties, lui qui se voulait toujours impeccable. Son catogan reste. Karl trouve qu’il a les cheveux frisés et que le mieux pour lui , c’est de les attacher vite fait bien fait. Karl garde en revanche ses mitaines , pour des raisons d’hygiène…et je suppose comme Madonna pour cacher ses mains.

Karl aura autant marqué Chanel que Coco elle-même. Le dernier défilé Chanel au Grand Palais entre chalets et neige artificielle a vu le Tout-Chanel parader. Claudia, Naomi, Cara sont là. Même Penelope Cruz fait une incursion. Charlotte et Caroline sont là.

Karl aura vu cet ultime défilé du Ciel

Monica Bellucci est venue avec son mec, un artiste aussi animal que Vincent Cassel, mais en plus velu. Il se nomme Nicolas Lefevre et a 18 ans de moins qu’elle. Difficile de voir de quoi il a l’air, comme il se cache sous une tignasse informe et un masque de poils. A croire qu’il ne se sent pas trop bien dans sa peau et a besoin de se rassurer sur sa virilité.

Monica peut lui donner plus confiance grâce à sa maturité, qui sait. Un ami gay m’affirme qu’il est trop craquant, que c’est animal, etc …ah bon.

Revenant à l’héritage de Karl, on peut supposer qu’il a tout prévu, laissant à son bras droit , Virginie Viard, un maximum de savoir-faire. Sous ses airs de JC Brialy fatigué, Karl a pris néanmoins le temps d’adouber son héritière. On le voit ici avec son filleul et Virginie. Je pense que Karl a à coeur que la maison Chanel et son personnel continue à gagner sa croute.

Que restera t il de l’héritage de Karl ? Surement un sens visuel, un esprit marketing très affûté qui lui aura permis de travailler avec succès et rentabilité pour nombre de marques, le tout en simultané. Il a su mêler commercial et style avec élégance et originalité.

Côté légende, je ne sais ce qu’il restera dans quelques temps de son empreinte de génie de la mode.

YSL crée le smoking pour dame

Givenchy a marqué l’histoire du cinéma avec Audrey Hepburn, avec des tenues immortalisées à tout jamais dans des films cultes. Yves St Laurent a laissé un vestiaire féminin émancipé, poursuivant l’oeuvre de Coco Chanel qui avait introduit le pantalon , le style masculin féminin et la marinière. Lui aura créé le smoking féminin, la saharienne féminine, le trench féminin, amené la transparence et les premiers mannequins de couleur sur les podiums ( Iman, Katoucha par exemple) .

Karl ne laisse aucune innovation historique de ce style et n’a eu aucune égérie du niveau d’une Audrey. Mais il aura marqué à tout jamais Chanel et sauvé la maison de la décrépitude, contrairement à ses comparses, dont les maisons sont plus ou moins mortes, tombées aux mains de groupes de luxe anonymes ( LVMH, Richemont, Kering) qui y placent des stylistes inconnus aux goûts douteux, chargés d’appâter une clientèle nouveau riche , amatrice de logos et sans éducation mode particulière ( cherchons vers la Chine communiste) . Karl aura préservé le bon gout français avec des tenues portables et non dignes d’un cirque à la Galliano . Je reparlerai de ce que Karl a fait pour le port des talons plats, ne cédant pas aux sirènes des Louboutins .

Karl avec Ralph Lauren

Karl était le dernier dinosaure de la mode parisienne en activité. Il faut désormais aller en Italie pour trouver les derniers dinosaures de la mode : Giorgio Armani à Milan et Valentino à Rome. Octogénaires également, ils ont créé des empires à leur nom. Armani pousse même la perfection jusqu’à avoir son propre musée à sa gloire à Milan, son fief. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Armani propose aussi des hôtels de luxe ( Milan, Dubai) et des spas et restaurants. Armani a mis un an à sélectionner le chocolat de bonne nuit qui est délicatement déposé sur votre oreiller. (Je tiens cette information d’une personne qui travaille chez Armani Hotel. Hyper maniaque, Giorgio contrôle tout de tout, y compris la moindre prestation de maçonnerie dans son musée. A ce que j’ai entendu dire d »une connaissance qui a eu l’heur de tester , le Armani Hotel de Dubai n’a rien de spécial, un 4 étoiles gris et austère comme les autres.

Valentino est aussi très controlant, mais il a délégué à un directeur artistique depuis quelques années.

Pour le coup, Karl aura su rester plus simple. Pas de musée, pas d’obsèques à la Johnny ( que Lagerfeld avait vues avec horreur) . Il aura demandé à être incinéré rapidement et ses cendres seront mêlées à celles de sa mère et Jacques de Bascher dans un lieu gardé secret, bien sûr.

Pas d’épanchement émotionnel chez les Lagerfeld, c’est si vulgaire.

Au delà d’une légende d’artiste de la mode, de la photo, de l’événementiel, on retiendra surtout cette énigme, qu’il s’est employé à forger, année après année. Finalement plus pour se protéger que par gout de la postérité. Il savait que tout ceci était dérisoire, avouant que l’élégance n’avait rien à voir avec un vêtement.

Eng- Blog- Lagerfeld , a visual journey ( article sur une expo photo)

Pour en savoir plus, écoutons le maître dans ce docu où il lâche quelques confidences plus personnelles.

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2 réflexions sur “PEOPLE- Karl Lagerfeld, itinéraire d’un contrôlant farouche

  1. Excellent article.

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