L'effet colibri, the hummingbird effect

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CINE- Miss Sloane , la Louve de Washington

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Après le Loup de Wall Street, voici un autre film sur un winner qui n’a peur de rien, mais version ultra stratège.  Miss Elisabeth Sloane est une des meilleures lobbyistes de Washington (  » DC » comme on dit aux USA)  . Spécialiste des opérations de lobbying sur le Congrès, elle  part chez un petit cabinet concurrent , qui lui propose une campagne qui va changer sa vie.

Un scénario retors, empli de péripéties et de coups de théâtre dignes d’un film d’espionnage et d’un thriller politique , avec l’allure d’un drame psychologique dominé par l’impériale Jessica Chastain , entourée d’un casting 4 étoiles. Impeccablement lookée, elle incarne à merveille Miss Sloane, une battante prête à tout, quitte à se brûler les ailes.

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Sloane fait partie de ces films qui nous font pénétrer dans la jungle sombre et vicieuse de la politique, celle où les lobbies achètent , manipulent, font chanter les politiciens.  Elisabeth Sloane prospère sur ce créneau, spécialisée en libre-échange et en fiscalité.

Un jour, le lobby des armes à feu lui propose une mission qu’elle refuse pour accepter celle opposée d’un autre cabinet concurrent, dirigé par Rodolfo Schmidt ( Mark Strong, excellent) . Dès lors, c’est une bataille entre cabinets de lobby qui s’engage mais aussi une guerre qui devient de plus en plus personnelle…

Le film excelle dans sa narration en balayant aussi bien le personnage de Sloane, une femme guerrière proche du burnout qui se déguise en haute couture pour impressionner, tout en traitant de la bataille stratégique politique, médiatique et d’espionnage entre les deux camps. Le début est un peu difficile à suivre, mais passé les 10 premières minutes, on rentre dans l’histoire et ses enjeux.

C’est que Sloane a recours à des méthodes nauséabondes, tout comme ses camarades, dans ce metier  pour l orgueil de  gagner. A part quelques uns, la plupart est surtout là pour faire gagner son client, comme tout avocat d’une cause quelconque. 

Les rebondissements alternent dans un bon cadencement, on n’a pas le temps de s’ennuyer. Le film dresse un portrait assez répugnant des politiques, des êtres veules et faibles, manipulés comme des pantins par des lobbyistes sans scrupules. 

Sloane se bat avec son équipe , jeune, dévouée, idéaliste parfois, pour les restrictions de ventes d’armes. Elle surprend par ses coups cachés, des coups en douce qu’on n’avait pas vu venir, pas même son patron. Le lobbying semble se rapprocher de l’espionnage. Tous les coups sont permis.

Chastain domine le film, présente à chaque plan. On la trouve invivable, solitaire, franc-tireuse, mais si douée, si rapace, si maligne. Les auteurs se sont inspirés d’un vrai lobbyiste condamné à 5 ans de prison pour actions illicites, pour créer le personnage de Chastain et de son ex patron, un salopard sans foi ni loi.

La fin, très américaine, est inattendue et vaut son pesant d’or.

Jessica Chastain assure à fond, dans le rôle de cette femme alpha, qui n’a peur de rien, mais qui a ses failles. Son talent rend le personnage très humain. On est impressionné par sa garde-robe de star. Une garde-robe soigneusement préparée par la costumière. Chastain a rencontré de vraies lobbyistes femmes à Washington et en a déduit que Sloane ne s’habille pas par plaisir, mais par souci d’arborer une armure étincelante de super guerrière du monde des affaires. Ces dames peuvent empocher jusqu’à 20 millions de dollars par an, alors elles peuvent se permettre d’être chic comme des stars de cinéma.

 

On profite visuellement du film, admirant la garde-robe business de la star, qui aurait mérité un Oscar pour son interprétation, forte, fragile, implacable.

La production aurait eu des accords avec YSL, ce qui a profité à la star rousse de jouer les top models, et même aux actrices qui jouent les assistantes, qui dans la vraie vie s’habillent bien plus bas de gamme. Seul Hermès aurait refusé de prêter un sac Birkin, le placement de produits étant trop puant pour leur nez pincé et hyper snob.  Cate Blanchett avait eu aussi besoin d’une garde robe de star pour jouer une femme de milliardaire déclassée dans Blue Jasmin. Woody Allen lui avait donné carte blanche, n’y connaissant rien en mode.

C’est un festival de tenues chic . J’ai aussi bien aimé les robes businesswoman que le manteau en cachemire camel. Mais attention, ce n’est que la surface des choses. Un leurre.

Jessica sait prendre la pose et mettre le vêtement en valeur tout en incarnant parfaitement son personnage.

Rassurez -vous, ce n’est pas un film de mode. Ce n’est que la cerise nécessaire à rendre crédible une histoire gâteau  qui décoiffe.

 

 

 

 

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