L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more

BIEN ETRE- Hyperconnexion , surcharge du cerveau : que faire ?

Poster un commentaire

 

hyperconnecte

Le numérique serait maintenant la 1ère cause de stress au travail.

Comment rester performant dans un monde hyperconnecté, où l’on est hypersollicité par des milliers de stimuli.

Le stress numérique est un domaine du stress au travail qu’on commence tout juste à analyser. Le numérique a accéléré les flux d’informations au point de nous saturer de façon dangereuse pour notre santé mentale.

Que faire pour résister . Peut-on stimuler son cerveau sans cesse ; quelles sont les conséquences ?

Arrivons-nous à la limite physique de l’usage humain du numérique ?

Les dernières études présentées dans le documentaire diffusé sur Arte samedi 3 septembre à 22h30 , nous apprennent d’étonnantes choses sur la surcharge numérique que nous imposons à notre cerveau.

Les outils numériques nous abreuvent d’une somme de données record. Jamais l’humanité n’a été autant connectée et abreuvée d’infos.

Ceci nous amènent à travailler de plus en plus vite,  en multitâches, gérant des interruptions répétées ( en moyenne toutes les 6 mn) . Les cadres sont particulièrement sollicités  et certains sont amenés à changer d’emploi pour échapper au burn-out . Que faire ?

Se concentrer en dépit d’interruptions téléphoniques et e-mails ( sans parler du vacarme de l’open space)  devient un défi épuisant. Il a été prouvé en testant des pilotes d’avion et des cadres de bureau que le multitâches et la surcharge d’informations numériques épuisent et rendent moins performant .

cockpit

Les cockpits d’avion sont devenus des constellations d’écrans présentant 3 ou 4 informations par cadran. Le pilote doit gérer l’environnement, les informations des cadrans, tout cela en un temps record. Lui reste t il encore le temps de gérer l’imprévu s’il est surchargé de données  ?

Nos bureaux , nos écrans, les sites internet sont tout autant de  mosaïques d’informations.

Les études ne sont encore qu’au début de l’exploration de l’impact du numérique sur les RPS ( risques psychosociaux) au travail. Mais les alertes sont d’ores et déjà levées sur nos capacités à gérer ces avalanches permanentes d’informations.

york-eugenie-boulot

Eugénie d’York

Comment limiter la surcharge informationnelle ?

  • se fixer des petits objectifs limités dans le temps

Les dernières études montrent que les plus jeunes ( nés après 2000)  ont désormais un temps d’attention limité à 45 secondes. La faute à qui ? Au numérique.

Comment faire face ?

Les expériences montrent qu’il est possible de pallier un seuil d’attention bas en fragmentant les tâches en sous tâches limitées.

Par ex: ranger son bureau  commence par ranger ses stylos. Le cerveau se concentre ainsi sur des tâches basiques. La question restant comment on fait la synthèse de toutes ces tâches…

charlene-jacques-3

L’attention continue est une qualité qui doit se cultiver dès le plus jeune âge

Un programme Attole est en test dans plusieurs écoles francaises. Il forme les enfants à mieux gérer leur organisation et leur attention. Justement en fragmentant les actions. Si le programme marche, il sera introduit dans toutes les écoles de France et de Navarre.

S’impartir des temps pour chaque tâche évite la tentation de se laisser distraire. Le gestion du temps reste plus que jamais cruciale.

Néanmoins, cela ne veut pas dire devenir robotique et psycho rigide du chronomètre.

Child Predator

Sherlock Holmes version NYC avec Jonny Lee Miller en psychorigide surdoué adepte de la surcharge d’informations. Sa vie est compartimentée comme un casier. En fiction, c’est drôle, pas dans la vraie vie.

James Van Praagh, le célèbre médium américain, dit que ce que nous devons développer ici bas c’est notre capacité à aimer . Le reste est accessoire et sert juste de contexte contraint au jeu de rôle qu’est la vie terrestre ( cette vaste illusion dont parle le Bouddha) . S’obséder sur son chrono, son compte en banque, sa voiture , son iPad, c’est tomber dans un mirage éphémère qui ne sert à rien , une fois qu’on fait la « transition » back home. 

L’espace temps n’existe pas dans l’au-delà. C’est un artifice de notre dimension qui nous sert de jalon physique et de contrainte pédagogique. 

 

macron-escalier

L’amour plus important que le chronomètre.

 

  • Se ménager des pauses pour préserver son cerveau

Le cerveau continue de travailler même quand vous vous reposez. C’est ce réseau dit par défaut qui s’active quand vous levez enfin les yeux de votre écran pour une pause bienvenue.  Il a besoin de moments pour faire son travail. Baigner dans un climat de sursollicitation cérébrale non stop est donc nocif pour le cerveau d’un point de vue physiologique.

Le numérique requiert un haut niveau d’attention continue.

Or, les générations Y et Z, dites digital natives, ne sont pas bien placées dans ce domaine, bien au contraire.

Habituées à zapper plus vite que leur ombre, elles sont certes rapides à prendre en main des interfaces utilisateurs intuitives, mais elles sont bien moins aptes à gérer la différence entre vie privée et vie pro, ainsi que ce satané problème d’attention continue. La maturité requiert du temps.

 

Ces deux phénomènes font que ce sont les moins de 29 ans qui sont les plus stressés par le numérique….et au travail en general.

hyperconnecte-enfant

 

Ne pas s’accorder de pause, c’est prendre un risque pour sa  mémoire.

Les neurosciences ont  déjà démontré jadis que  l’hippocampe cérébral a besoin de temps la nuit pour retraiter les informations enregistrées dans la journée, pour les ranger dans le cortex cérébral ( notre mémoire consciente) . Les petits enfants ont besoin de 10-12heures de sommeil par nuit pour justement permettre ce retraitement.

Il est clair que la méditation, le sport , les arts du souffle ( yoga, qi gong) ,  le jardinage, la cuisine, bref toute activité non numérique devient critique pour notre bien-être. Nous passons beaucoup trop de temps en connexion, notre cerveau peut craquer sous la pression. Il faut du temps pour vivre en pleine conscience du ici et maintenant.

hollande-mobile

L’obsession des  emails, l’envie irrépressible de les consulter toutes les 5 mn,  serait  plutôt un comportement excessif  pour les chercheurs. Il activerait le système de récompense du cerveau mais pas au point d’induire des effets nocifs reconnus comme les drogues habituelles.

On peut quand même noter que cette compulsion nuit fortement au couple et à la vie de famille et favorise un isolement de plus plus antisocial , chacun se repliant sur son terminal.

hyperconnexion

En ce qui me concerne, j’essaie désormais de faire preuve de vigilance sur les surcharges d’infos. Ne pas trop regarder la télé et bloguer en même temps par exemple.

Ne pas manger en lisant les news sur mon mobile.  J’essaie de faire attention à mes sensations de fatigue cérébrale.

Bien sûr, une personne qui s’évade dans le numérique doit s’interroger sur la raison de cette fuite.

Outre les thérapies plus classiques, ceci peut notamment se travailler en constellations familiales ( psychologie systémique) . Soit la personne en fuite vient consteller son problème , soit le conjoint ou le parent de l’addict concerné vient consteller. En effet , l’addict n’est pas toujours en mesure de venir consteller lui-même. Le declic peut venir en reequilibrant son systeme familial ou professionnel. Pour cela, il suffit qu un membre du système vienne consteller.

Pour plus d’informations, contactez Denise au Grenier à Foin, un collectif de spécialistes confirmés.

Je pense hélas que les constellations familiales vont devenir un outil critique pour aider ces familles et ces couples où l’on ne se parle plus , et où l’on s’évade dans le numérique.

kate-wills

William teste un jeu vidéo en Inde

Une autre piste dont j’avais entendu parler était un psy qui se rendait au contact d’ados accros aux jeux vidéos et qui parvenait à décrypter la raison inconsciente de la fascination de l’ado pour tel ou tel jeu. Il  pouvait faire le lien entre ce que vivait l’ado dans le jeu et l’histoire psychogénéalogique de l’ado. Il y avait par exemple un désir inconscient de l’enfant de tuer des fantômes pour tuer certains fantômes de son arbre généalogique. Cela se recoupe avec le boulot qui est fait en constellations par une autre approche.

Une fois, le truc débuggé, l’ado n’avait plus envie de jouer au jeu et de s’échapper de sa famille pour jouer compulsivement. Les choses qui étaient enfouies avaient pu être reconnues et rétablies.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s