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CINE – Café Society, nostalgie, amour et rires

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Le célèbre medium américain James Van Praagh dit que la vie terrestre ne se résume qu’à un choix : la peur ou l’amour.

Une question que Woody Allen aborde sur fond de café society, cette pre-jet set  qui s’ébat entre les clubs de Hollywood et surtout à Manhattan à la fin des années 30. Entouré d’une pléiade de stars glamour ( Eisenberg, Carrell, Stewart, Posey, Berlin, etc) ,il signe un film conte initiatique et satire sociale, nostalgique et romantique, un film d’atmosphère multifacettes, où l’évocation d’une époque et d’une société révolues croise la petite histoire , celle de Bobby, Vonnie et Phil.

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Kristen Stewart dans un rôle qui rappelle une anecdote de sa propre vie…

Woody Allen n’ a pas son pareil pour combiner amour, rires et nostalgie avec de belles images et de bonnes histoires de famille et de business.

La bande annonce de Cafe Society est déjà la promesse d’un excellent Woody Allen: bande son jazzy au taquet, images chic et intrigue truculente avec dialogues ciselés à mourir de rire.

On n’est pas déçu du voyage . Tout commence à Hollywood où débarque le jeune Bobby ( Jesse Eisenberg) , jeune juif qui a quitté New York et le commerce de son père, pour vivre son rêve américain….mais sans savoir ce qu’il veut faire.  Il espère que son oncle ( Steve Carrell) , célèbre agent d’artistes, va lui dégoter un job.  Heureusement, il n’est pas très exigeant.  Son oncle, finit par lui trouver quelque chose, et demande à sa secrétaire, Vonnie ( Kristen Stewart) de lui faire visiter cette ville des mirages.

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Les deux jeunes s’entendent à merveille, partageant un goût pour l’authentique, loin de toute esbrouffe.  Mais les choses ne sont pas ce qu’elles semblent… Bobby, naïf, tombe amoureux de Vonnie mais « elle a déjà un copain ». Tout le monde se doute de qui est le copain en question.

Là n’est pas  le seul cœur du film, qui se partage avec l histoire d’une famille juive new yorkaise très haute en couleurs ( celle de Bobby ) avec la maman , Rose , particulièrement comique en mère un peu naïve avec un mari beauf. ( Jeannie Berlin) . Il y a aussi le frère de Bobby, un gangster de la pègre, qui ouvre un nightclub et a des techniques de resolution de problemes tres binaires….

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Se superposent plusieurs petites intrigues drôles, truculentes,qui permettent à Woody Allen de s’amuser à dresser le portrait de tous ces personnages plus vrais que natures avec leurs petits défauts, leurs faiblesses qui les rendent si humains.

Les dialogues sont toujours aussi fins et amusants. La photographie est superbe, de très belles images dans une lumière tamisée et douce, à la Magic in the Moonlight. Deux plans rappellent d’ailleurs Magic in the Moonlight, où Stewart et Eisenberg sont accoudés à une balustrade sur fond de grande bleue. Il y en a une autre avec Blake Lively et Eisenberg aussi. Un vrai gimmick de realisateur car il utilise ce procede aussi lors des visites de villas de Hollywood.

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Le casting est une constellation de stars; on retrouve avec plaisir Parker Posey dans un petit rôle. L’actrice revient vraiment, depuis qu’elle a jugulé sa maladie de Lyme.  

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Jesse Eisenberg est parfait dans le rôle de « Allen », le jeune homme loser juif pas beau, bossu, qui se tient mal et se fringue mal ( au début) . Quel contraste avec Les Insaisissables.

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Kristen Stewart et Steve Carrell sont tout aussi talentueux, chacun dans des rôles complexes. Kristen Stewart qui incarne le « love interest » du film, incarne avec talent son double rôle, partagée entre la sincérité et la simplicité de la fille du Nebraska et la Hollywood wife qui surjacasse avec style.

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On peut dire que c’est entre autres elle de par son realisme, qui est la métaphore du film, incarnant les contradictions de cette cafe society  où les fortunés cotoient les mafieux, ou tout ce qui brille n’est pas moral. On doit faire des sacrifices.

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La première partie du film se passe à Hollywood, avec une comédie très enlevée sur fond de milieu du cinéma et de triangle amoureux. La surprise vient quand Allen nous embarque dans un 2e film qui se passe à New York , après que Bobby a décidé de retourner chez lui pour travailler dans le club de son frère.

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Surgit alors Blake Lively, en jolie fille » all american » ( sportive, bronzée, blonde, toujours hyper souriante)  …pas trop futée mais si douce.

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C’est avec bonheur qu’on a ces 2 films en un avec le fil rouge de la famille de Bobby.

Cafe Society, sous son allure de satire sociale et familiale reste une  réflexion douce  sur la nostalgie, le regret et le destin. 

Au lieu de nous faire un « film romantique violent » avec force larmes, crises, tensions, stress maximum qui prend aux tripes et arrache des larmes , Woody Allen a l’élégance suprême de nous gratifier de scènes tout en subtilité sans  afficher en bandoulière les sentiments des personnages. Rien d’outrancier, pas de monologues excessifs ou de crises de nerfs.

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I still dream of you, but….dreams are just dreams.

Le medium James Van Praagh dit que la vie terrestre n’est qu’une succession de choix, tous les jours nous sommes challengés, mais au final il n’y a que deux sortes de choix : l’amour ou  la peur.

Que se passe t il quand la peur nous trompe l’espace d’un seul choix ?….

Woody Allen a l originalité de rester dans le soft et le pudique, et la subtilité, sans binarité stupide. Il montre qu on peut aussi avoir le choix entre bien et mieux , ordinaire et merveilleux,  pas forcément entre nul et super comme dans trop de films lambdas. 

Blog- L’homme irrationnel

Blog- Magic in the Moonlight

Blog- Les Insaisissables 2

 

 

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3 réflexions sur “CINE – Café Society, nostalgie, amour et rires

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