L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more

SORTIE- Christelle Chollet, reine du Comic Hall

Poster un commentaire

Pleine de gouaille, Christelle Chollet a débarqué à Bobino avec son one woman show musical. Révélée par le spectacle l’Empiafée, la voici dans une narration en autofiction de sa vie.

christelle-chollet-poster

Déchaînée pendant deux heures, la comédienne chanteuse se donne à fond, dansant , courant, sautillant, faisant des claquettes.  Vêtue d’un élégant frac sur mesure, la chanteuse actrice alterne les interprétations de chansons cultes ou de publicités. Bruiteuse, elle fait de l’harmonica mieux qu’un harmonica lui-même.

Je n’avais jamais vu la vedette , mais j’avais entendu parler d’elle dans les médias. C’est donc avec curiosité et un bon pressentiment que j’ai assisté à son dernier spectacle le weekend dernier.

Elégante, la diva Chollet fait son entrée à l’américaine, en frac complet, smoking ,  canne et haut de forme.  Etrangement, elle est entourée de deux musieiens déguisés en super héros américains. On ne voit pas le rapport, cela nuit à l’élégance de l’ensemble. Dommage.

Globalement, le spectacle se laisse regarder avec plaisir, grâce à une alternance de moments musicaux rythmés , émouvants et bien remixés. Au début, la voix de Christelle a un timbre qui surprend, mais au bout de quelques minutes, on rentre dans le spectacle.

christine-chollet-scene

La gouaille de Christelle et certains tics vocaux un peu trop années 80 parfois ne sont pas si plaisants. On eut aimé que Christelle nous chante davantage comme le beau « Still Loving You » où on apprécie enfin la beauté de son timbre naturel quand il se laisse aller à l’émotion.

Au fil de sa narration autofictive, la quadra virevoltante nous raconte ses échecs dans les castings de comédie musicale, puis les petits boulots , voire les alertes météo sur France 2. On comprend qu’elle a dû en essuyer des déceptions et des humiliations pendant ces années de galère.

christine-chollet-rap

Christelle fait penser à Julie Ferrier dans le style femme de scène polymorphe qui joue aussi bien avec son corps que sa voix.  Elle rappe, elle chante, elle fait du gospel, elle danse comme personne sur ses bottines à 10cm de haut pendant 2heures. Chapeau.

Le bémol sur les textes seraient le niveau des vannes qui ne volent pas très haut. Ferrier est plus subtile. On aimerait qu’elle emploie le mot  » se taire » au lieu de nous assener systématiquement  » la fermer ». Pourquoi les comiques pensent ils qu’employer un français ras des pâquerettes en pire va leur faire remplir les salles ?

sauton_2

Olivier Sauton

L’humour Fred Astaire reste à inventer. Je préfère clairement  Olivier Sauton dans un style plus élégant et littéraire. Quel dommage qu’il ne puisse remplir des salles plus grandes , probablement par refus d’aller se commettre dans des émissions de clowneries sur TF1 ou Canal.

Bon, on a surtout de bons fous rires, des émotions et aussi de divertissants moments musicaux . « New York New York » restitue bien la passion de l’interprète pour la Grosse Pomme. Le final avec « Let it Be » est de toute beauté et justifie d’aller voir le spectacle. On est surpris par la dimension spirituelle à la fin, au vu des blagues pas très finaudes qui ponctuent le spectacle. Très bonne idée de conclusion, un dessert qui laisse un gout inoubliable.

Christelle explique avec pédagogie que Let it Be sont trois mots prononcés par la mère de Paul Mc Cartney dans un rêve qu’il fit d’elle en 1970. Il s’agissait d’encourager Paul, en crise morale, à tenir bon face au destin en apparence si hostile.

Il est aussi à noter la scénographie intéractive et agréable , il y a clairement du rythme et des idées.

Bref, un bon moment sans se prendre la tête.

christine-chollet

On ne peut que féliciter Christelle Chollet  d’avoir réussi à se hisser seule en tête d’affiche après un parcours long et difficile. Ce n’est pas facile de remplir Bobino, mine de rien.

NB- Anecdote people, Julien Courbet se trouvait dans l’auditoire mais je ne l’ai pas vu.  Tout le monde essaya de le guetter au rallumage des lumières, mais rien vu.

 

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s