L'effet colibri, the hummingbird effect

Evadons-nous d'un battement d'ailes vers un jardin de scoops, de rêve et d'élégance, and more

CINE- L’Hermine

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L’Hermine, c’est le dernier film de Fabrice Luchini en président de cour d’assises à St Omer. Lors d’un énième procès, il retrouve par hasard une doctoresse qu’il avait connue naguère lors d’un accident.

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Un film tranche de vie qui doit surtout son salut au duo formé par Luchini et par la lumineuse Sidse Babett Knudsen, la star danoise révélée par la fameuse série culte Borgen.

Inattendue dans ce rôle , la Danoise épate rien que par sa classe naturelle et son visage de madone. Impossible de résister à son regard azur et à son visage à la symétrie parfaite.

Le film eut pu être plus dynamique, mais sa dramaturgie reste plate, voire très plate, en restant au film tranche de vie , limite en temps réeln avec une chronologie linéaire. Tout comme Legend, on en reste à suivre la narration ô trop linéaire d’un procès d’infanticide dont on ne saura jamais le fin fond de l’histoire. Les scènes de prétoire défilent , et l’ennui gagne parfois. Il eut mieux valu couper les scènes de prétoire et créer une vraie dramaturgie autour des deux personnages, en dehors des assises.

Pas l’ombre d’un flashback ni d’un flashforward.

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La réalisation de l’auteur du script, Christian Vincent reste plate et banale, avec des effets de réalisme qui polluent plus qu’autre chose: des gens qui vont et viennent, une femme qui lâche son sac par terre. Bof.

Pourtant, il y a des trouvailles intéressantes au tout début, avec la scène où Luchini entend ce que disent un avocat et un juge assesseur dans les toilettes. Ensuite, l’intrigue tombe en ventre mou, pour se terminer de façon elliptique.

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Heureusement, restent quelques séquences intéressantes et l’aplomb de Luchini, notamment dans les face à face entre Luchini et Babett Knudsen. Leur talent et leur expérience sauvent le film de l’ennui mortel. Luchini crée un personnage solitaire et désabusé touchant voire amusant. Avec lui, on rentre dans les coulisses du monde des assises et des jurés. Un ton qui frise le docu de prétoire. Mais il ne se passe rien de suffisamment excitant dramaturgiquement pour maintenir l’attention. Il m’est arrivé de fermer les yeux au coeur du ventre mou, tant il ne se passait rien visuellement.

Le film dure 1h38, et on se dit qu’on aurait sûrement pu faire aussi bien en 1h25, en étant plus dynamique dans la narration. Mais bon, cela reste sympathique si vous aimez les acteurs principaux. Babett Knudsen est assurément une de mes actrices préférées , Borgen restera à jamais sa série.

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Mature, forte, sa photogénie et son magnétisme irradient l’écran naturellement. Les nostalgiques de Borgen la retrouveront avec plaisir dans ce film.

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Le public semble apprécier le coté intimiste et modeste du film, le charisme des acteurs et la touche de romantisme délicate qui se dégage de leur histoire. On regrettera le manque de dynamisme et de profondeur dans la dramaturgie.

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