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CINE – Spectre 007, célébration d’un mythe

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Spectre, il m’a fallu un peu de temps pour trouver une demi-journée pour aller le voir. Réputé comme l’opus 007 qui a réalisé les meilleurs résultats financiers de l’histoire de la série, force est de constater qu’il tient ses promesses en rendant hommage à divers aspects de la légende de James Bond.  Tout en étant quelque peu iconoclaste à la fin. De Mexico à Londres en passant par l’Italie, le Maroc et l’Autriche, on est servi.

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Eternel  et mystérieux James Bond

Voyons cela de plus près.

Spectre est une belle réussite qui devrait plaire aux fans de la série. Connaissant tous les films de la série, c’est avec amusement que j’ai remarqué les références aux films précédents qui ponctuent ce nouvel épisode de la saga 007.

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La scène d’ouverture est somptueuse visuellement, avec un envoutant plan séquence dans la parade du Jour des Morts à Mexico. James y est parfait en costume cravate, irréel en train de marcher tel un mannequin sur une corniche de la vieille ville. Chapeau la bagarre dans l’hélico, en costume et derbies de ville. La bagarre est si longue qu elle en devient irrelle, un peu second degre comme dans les films de Moore.

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Un parti pris du costume cravate qui surprend ( nouveau sponsor ?)  , car on avait commencé à le voir en blouson et chinos, dans un souci de  » réalisme » ( pseudo réalisme, on sait qu’aucun espion n’est aussi beau, et se balade en voiture de sport encore plus voyante).  On se croirait dans un remake d’un film de Connery , avec ces tenues costumes cravates chic et des poses mannequin régulières.

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Mieux, on songe à Roger Moore quand on observe certaines scènes second degré , notamment certaines bagarres longues, qui en suscitent le rire. Je me demande si c’est le signe d’un essoufflement de la série quand elle commence à prendre des allures de bande dessinée. Je pense par exemple à la scène où Bond sauve Bellucci de 2 sbires venus la descendre. Cette scène est assez irréelle.

Une autre scène de bagarre , dans un train, fait penser à Roger Moore également, tant elle est longue et comédique. Idem pour la bagarre d’ouverture dans l’hélico qui survole la foule à Mexico.

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Mais qu’importe, la réalisation est si bonne, les plans si beaux, qu’on laisse tomber ce point de détail.

James se retrouve face à l’organisation tentaculaire Spectre, se battant pour sauver le programme 00 et son pays des griffes de traîtres, arrivistes et de mafieux cruels et sans scrupules. Il est aidé de Q, le geek hirsute et de M, joué par un Ralph Fiennes dont les années sex symbol sont loin. Voûté et vieilli, on ne reconnait plus le beau gosse de The English Patient ( 1997). Dire que Jude Law va finir comme cela aussi un jour…

Le MI6 connait une révolution interne avec sa fusion avec le MI5. On assiste au passage à une réflexion sur la sécurité de l’information. La bonne idée de cet opus est de faire de la place aux collègues de Bond, en replaçant une partie de l’intrigue au sein des services secrets. Tout comme dans License to Kill, ( Permis de Tuer avec Timothy Dalton), Q a son moment d’aventure en terre étrangère.

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Assez amusant de voir ce geek sur le terrain d’opération.

Côté femmes, ce James Bond nous propose des personnages intéressants, en particulier le docteur Madeleine Swann , incarnée par la diaphane Léa Seydoux, véritable Grace Kelly frenchy.

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Belle, classe, impeccable, elle est la fille de Mr White, celui qui avait tué Vesper Lynd ( Eva Green) dans Casino Royale. Une femme brillante, qui sait aussi manier les armes.

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Parfaitement stylée et habillée, elle apporte une touche de glamour bienvenue et un peu rétro. Un amour rêvé pour James Bond, qui aime les femmes de caractère. La fin du film est iconoclaste à souhait , un beau symbole qui annonce un nouveau destin pour Bond, l’éternel tueur impulsif.

Dans le style James Bond Girl classique, c’est Bellucci qui s’y colle. On l’annonce partout,  la belle quinqua sexy  est en 3e position dans le générique, mais c’est surtout un effet d’annonce, car on ne la voit que dans 2 scènes classiques archi vues et revues dans la série Bond à la Roger Moore ( again). C’est à dire la pause câlin avec transfert d’informations clés. Franchement pas le moment le plus innovant du film même si Miss Bellucci est belle.

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Même dans le Sahara, ils restent stylés

Dans la catégorie méchant, on a ici l’Allemand Christopher Waltz qui a finalement accepté le rôle. Ce personnage ressemble au méchant classique, un mégalomane qui vit reclus dans sa base secrète cachee dans un lieu improbable où Bond et Swann finissent par se retrouver.

Vicieux et cruel, il s’en sort plutôt bien dans ce rôle de Docteur No 2015.

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Léa Seydoux s‘avère excellente à ses côtés dans le rôle de la jeune femme traumatisée qui a horreur de la violence mais qui se retrouve contrainte d’y recourir. Elle apporte vraiment le répondant qu’on attend dans ce type de dramaturgie. Une partenaire idéale pour Craig.

Bref, un film réussi, dont les 2h28 passent à bonne vitesse même si Pierce Brosnan a estimé le film trop long de 15 mn. Une part de glamour, une bonne dose d’humour, une réalisation soignée, l’ensemble est sincèrement plaisant, amusant et on passe un bon moment avec des personnages bien dessinés. On note aussi la bande son très adaptée à la narration, et un thème 007 qui revient à bon escient en final.

Les dialogues sont délicieusement anglais d’humour et d’esprit. On passera sur les « ellipses logistiques », les personnages ayant toujours tout ce qu’il faut très facilement et voyageant quasiment sans bagage sauf dans le désert marocain. Bizarre…

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Moins sombre et désespérée que la fin de Casino Royale ou Skyfall, la fin de Spectre est  symboliquement belle. Mais je vous laisse juger sur pièce. Bonne idée de Sam Mendes ( auteur de The English Patient).

On a l’impression que Craig bouclait là une boucle, mais il semble maintenant prêt à un 4e opus, bien que blessé au genou pendant le tournage de ce film.

 

 

 

 

 

 

 

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Une réflexion sur “CINE – Spectre 007, célébration d’un mythe

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